:: ACTUALITÉ DU GOLF :: | 11/04/2006 |
 Lorsque le matériel prend (presque) le dessus…

Le Maître Phil Mickelson qui emporte deux drivers… Tiger Woods qui échange son phénoménal Fer 2 pour un Bois 5… Ernie Els qui utilise deux putters lors de ses parcours de reconnaissance… Vijay Singh qui emporte parfois cinq wedges dans son sac…
On le voit, le gratin mondial du golf est devenu fanatique de son matériel et de son choix. Et pas eux uniquement. Il faut reconnaître que les fabricants de matériel de golf font tout pour mettre, le meilleur, entre les mains de leurs vedettes. Finalement, une bonne chose, puisque nous en profitons quelque part aussi.
Prenez, par exemple, Phil Mickelson. Il explosa littéralement tous ses adversaires, il y a deux semaines, lors du Bell South Classic. “Lefty” rentra un score de -28 au terme des 4 tours, reléguant le runner-up José-Maria Olazabal à 13 coups. Un gouffre… Réalisé, en partie, selon Phil grâce à ses drivers. Il en avait, en effet, deux dans son sac Callaway. Un qui lui permit de produire du fade et un second, avec un shaft plus long d’un inch, qu’il utilisa pour les draws. Une tactique qu’il réitéra à Augusta et, qui fut, à nouveau, payante. Phil est ainsi à la base d’une nouvelle approche et prouve ainsi que le matériel prend, de plus en plus, l’ascendant. Et pas seulement pour les joueurs du Top. Les différents drivers Callaway FT3 avec lesquels Mickelson prend des départs magiques sont, en vente dans les magasins de golf, dans ces configurations “fade”, “neutral” et “draw”…
Et Tiger Woods, me direz-vous ? Il fut reconnu des Dieux du golf comme le meilleur joueur de Fer 2 de la planète. Et pourtant. L’angle launch de ses balles Nike a fait opté momentanément, le numéro 1, pour un Bois 5. Celui-ci lui permet une trajectoire plus haute et plus longue et, ainsi pouvoir, plus facilement, attaquer les Par 5 en deux coups. Ce qu’il fit, d’ailleurs, déjà…
Ernie Els, quant à lui, a pris, pour habitude, d’utiliser deux putters différents lors de ses tours de reconnaissance d’un parcours. Un ancien modèle, type Ping Anser et un avec un shaft centré. Ce n’est qu’au terme de se reconnaissance qu’il choisira celui qu’il utilisera. Il n’adapte donc pas sa manière de putter par rapport aux greens. Mais bien son putter…
Un pitching wedge et un sand wedge. Voilà ce qu’un golfeur emportait auparavant dans son sac. Maintenant plus. Vint ensuite le de lob wedge. Et encore le gap wedge. Vijay Singh a même, bien souvent, encore un approach wedge dans son sac. Cinq wedges qui permettent d’atteindre parfaitement les différentes distances. Le feeling a donc pris une place très importante dans le choix de son matériel. Ces wedges prennent, petit à petit, la place des longs fers dans le sac. Cer derniers que l’on a, en fait, de moins en moins besoin. Les Super Drivers high tech les rendent, en fait, totalement inutiles. Où est passé le temps du mythique Fer 1…?
top |
|
|
|