Le père Illya et Lev Grinberg se sentaient chez eux à Anvers. En 2021, ils ont même demandé un permis de séjour permanent en Belgique, mais ne l’ont pas encore obtenu. Peu de soutien également
Ce dont ils avaient absolument besoin, car le père Illya était, avant la guerre en Ukraine qui a détruit son entreprise, une personne aisée, mais ne pouvait plus, de ce fait, soutenir financièrement le développement de son fils.
« J’étais dans une situation désespérée… », explique Illya. C’est pourquoi, début janvier 2023, il a rencontré, en compagnie de Lev, Pascal Grizot, le président de la Fédération française de golf. À l’issue de cette rencontre plus que positive, Lev a été admis au Centre national de performance français du Golf National, près de Paris, où il a bénéficié des mêmes installations que les meilleurs joueurs français.
Il a ainsi bénéficié d’un encadrement parfait, presque individuel, tant sur le plan technique que physique. Il a également reçu, aux frais de la Fédération française de golf (FFG), des cours de langue individuels pour apprendre le français.
Il a également accompagné l'équipe française des meilleurs juniors lors de tournois et a participé à des stages d'entraînement hivernaux avec Victor Dubuisson et Matthieu Pavon.
Il a également obtenu une wild card pour participer à l'Open de France 2024 où, tout comme Thomas Detry, il a terminé 37e.
La Fédération française de golf a également veillé à ce qu’une procédure accélérée spéciale soit mise en place pour naturaliser Lev, qui allait avoir dix-huit ans, en tant que Français. Entièrement prise en charge par la FFG. Après cette naturalisation, Lev a été intégré à l’équipe nationale française et a bénéficié d’un soutien total.
« La fin, mais aussi le début d’un conte de fées… », peut-on entendre du côté des Grinberg. La cérémonie d’adieu de Lev Grinberg aura lieu dimanche 9 août à Rinkven.